Simon Maller

Documentaires de mémoire et de transmission

Simon Maller réalise des documentaires à partir de l’histoire de sa famille, inscrite dans celle de la Shoah et de la mémoire juive européenne. Ses films interrogent ce que l’histoire lègue aux générations suivantes, et la manière dont elle continue de travailler les identités, les récits et les silences. Depuis Opa, consacré à son grand-père enfant caché pendant la Shoah, il explore, en tant que troisième génération, les formes contemporaines de cette transmission.

Films

Trois documentaires issus d’une même recherche familiale

Films réalisés à partir d’archives familiales et de témoignages directs.

Opa

En 1942, Edmond Richemond a 13 ans lorsque sa mère est arrêtée pendant la rafle du Vél d’Hiv. Parvenu à s’échapper, il est recueilli par des voisins et confié plus tard à La Colonie scolaire et aux EEIF qui le font passer en Suisse. Réfugié à Genève, il est transféré au centre de triage des Cropettes puis aux camps des Charmilles, de Varembé et de Champel. Jusqu’à la fin de la guerre, il travaille dans un hôtel de luxe de Cran-Montana. Il retrouvera son frère et son père, tous deux survivants d’Auschwitz.

Edith

Freiburg, Allemagne, 1933. Sous la pression des boycotts antisémites, Guillaume Bloch voit sa fabrique de liqueurs contrainte de fermer. Il s’exile à Paris, laissant derrière lui sa femme et ses enfants, qui ne le rejoindront que cinq ans plus tard. À dix ans, Edith découvre enfin ce « pays de la liberté ». Mais la guerre rattrape la famille, qui doit à nouveau fuir : Lyon, puis Villeneuve-sur-Lot. C’est là qu’une rencontre inattendue viendra changer le cours de leur histoire.

À la rencontre de mon père

Dans ce documentaire, Edmond entreprend une (en)quête familiale sur les traces de son père Rudy Rajchman, personnalité très impliquée avant-guerre dans la vie juive communautaire et notamment en tant que président de l’Union des Juifs polonais en France. Souvenir d’enfance d’Edmond, la visite au domicile familial d’un haut responsable de la Gestapo chargé de la question juive constitue le point de départ de ce film. À partir de ce moment fondateur, Edmond tente de reconstituer le parcours de son père dans la France des persécutions et des déportations. Le film s’appuie sur des archives familiales et historiques rares pour faire émerger une mémoire fragmentée, entre récit intime et histoire collective.